Un oeil de photographe posé sur la ferme

Merci Fred pour ces belles photos. C’est chouette cette qualité d’image pour faire partager notre journée aux copains et à la famille. Donc, en vrac, une sélection pour vous, cher suiveur de ce blog.

 

Quand les vaches communiquent avec leurs cornes…

En septembre on a reçu de la part de Ludo Berthier depuis la frontière suisse, un gros colis, sans chocolat mais du lait potentiel : deux magnifiques Hérens ! Voici donc les deux premières reines du Verdon : Lion, 8 an, et Douchka, sa fille de 1.5 ans… en tout près de 1000kg d’amour… un peu impressionnantes quand même, trapues et massives, Benoit s’est demandé s’il ne s’agissait pas de taureaux déguisés ! les débuts avec Gaïa ont été très difficiles. Il faut dire que Gaîa la Jersiaise a toujours eu un comportement de chèvre : agile, petite cabriole pour nous ouvrir le passage, elle nous tirait le sac à dos quand on passait et fouillait allégrement dans nos poches. Les deux Hérens, elles, avancent doucement mais sûrement, point. Gaïa lape l’eau pour boire, Lion faire descendre le niveau de la baignoire doucement mais surement. Gaïa balance le foin de son auge partout à côté. Lion met sa tête dans l’auge et mange jusqu’à ce que ce soit fini. Gaïa nous fait toujours des petits mouvements imprévus et rapides quand on l’approche. Lion tend le cou pour qu’on la gratte (mais il faudrait utiliser un râteau pour qu’elle sente qqch) et on peut lui monter dessus (pour le rodéo, on repassera). Un jour, Lion a décidé qu’il en était assez de côtoyer cette petite morveuse, et on a retrouvé notre pauvre petite Gaïa bien amochée… ce qui a encore décroché sa dernière insémination. Pour les réconcilier, nous les avons amenées dans l’ancienne petite bergerie, séparées pour manger et dormir, et on les mène ensemble au pré tous les jours, doucement mais sûrement.

Nouvelles des Patous

Toundra et Balook, nos deux patous, ont maintenant 6 mois, l’âge des conneries, l’adolescence canine. Nous essayons donc de les recadrer un peu, de passer plus de temps à faire leur éducation.

Le « viens » est notre ordre de base. Mais même celui-ci n’est pas tout à fait acquis. Il suffit qu’un autre groupe de personnes passe, ou qu’une distraction comme de la nourriture potentielle se présente, pour qu’ils n’écoutent plus du tout. Nous essayons donc de les récompenser en croquettes lorsqu’ils obéissent de loin à cet ordre. Dans certains cas, nous les mettons carrément en laisse. Par exemple, au retour de la garde des chèvres, ils ont pris le plis d’aller mendier de la nourriture et des caresses au salariés du Parc du Verdon qui mangent sur une terrasse juste sous notre bergerie. Ou pour traverser les routes.

Les ordres suivants sont « non », « assis », et « file » ou « file au troupeau ». Tous suivis avec plus ou moins d’enthousiasme et de succès suivant les situations.

Un autre apprentissage difficile a été la chaîne. Sur les photos à côté vous pouvez voir le regard désespéré de Balook, en train de découvrir que sa liberté de mouvement peut être entravé par une simple sangle. De comédie en piaulement, ils sont maintenant tous deux capables de rester attachés à une chaîne non loin du troupeau pendant un moment.

Bref, ils sont mignons mais on sera bien content aussi quand ils auront pris un peu de plomb dans la cervelle.OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA